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À propos de nous | Ishakwe

Ishakwe – Mouvement pour la Liberté

 

Déclaration de lancement du parti politique fusionnant le Mouvement National Inkubiri et le New RNC-Ihuriro Rishya

 

 

En cette journée du 1ier juillet 2017, journée commémorative du 55ième anniversaire de l’Indépendance nationale de notre pays, le Rwanda, les formations politiques Mouvement National Inkubiri et NEW RNC-Ihuriro Rishya ont convenu de la célébrer en fusionnant pour créer une et une seule formation politique sous le nom de ‘‘Ishakwe – Rwanda Freedom Movement’’ (RFM) ou Ishakwe – Mouvement pour la Liberté à compter de ce jour.

 

Depuis qu’elles ont démarré leur collaboration le 1ier juillet 2016, les deux formations politiques ont, à l’adresse des Rwandais et de la Communauté internationale, déclaré que, en se fondant sur les valeurs fondatrices, l’idéologie, les objectifs et les stratégies de chaque partie, elles se sont convenues d’engager une concertation et des actions de collaboration directe.

 

Depuis lors, les deux formations politiques ont eu des échanges francs, sincères et sans détour, sur l’histoire de notre Pays, sous les divers régimes qui se sont succédés : les problèmes ethniques entre les Tutsi, les Hutu et les Twa ; le régionalisme, les luttes pour l’accès et/ou le maintien au pouvoir, la sécurité, des discriminations, la justice ou plutôt divers formes d’injustices, la culture de l’impunité, la gouvernance, l’exil, les relations internationales et la coopération fondées sur l’intérêt bien compris du peuple rwandais et de son pays, la promotion du bien-être des Rwandais, la recherche des voies et moyens d’accroître la production nationale, notamment au niveau de l’agriculture et de l’élevage, pour assurer la sécurité alimentaire.

 

Les deux formations politiques constatent que :

 

  • Le Rwanda s’est caractérisé par des systèmes politiques oligarchiques : la monarchie qui était organisée autour de quelques familles a été remplacée par des régimes républicains. La 1ière République a été renversée par la 2ième République. Quand bien-même les groupes détenteurs du pouvoir ont recouru à des subterfuges ethniques, leur mode de gestion a, au fil des siècles, gardé des relents sectaristes.

 

  • Depuis l’unification du Pays, le paysan rwandais sous la monarchie, tout aussi bien que le citoyen rwandais en général sous le régime républicain, n’a, dans sa vie quotidienne, joui pleinement de ses libertés et droits fondamentaux.

 

  • De façon générale, les intérêts du bas peuple, aussi bien Hutu, Tutsi que Twa, ont été négligés, voire sacrifiés. Le bas peuple a été instrumentalisé par une élite groupusculaire, assoiffée d’accaparement du pouvoir et d’une gestion calamiteuse de la chose publique. Il aura fallu l’usage de la force et l’effusion de sang d’innocents pour renverser les dirigeants.

 

  • Les divisions et le régionalisme découlant du mode de gestion du politique par ces groupuscules ont atteint une telle ampleur que beaucoup de Rwandais se sont retrouvés enfermés dans le carcan de l’appartenance ethnique dont ils se réclament ou à laquelle ils sont identifiés, au lieu de se reconnaître comme partageant une même culture, un même pays, une même conscience nationale, un même destin.

 

  • Au fur et à mesure que les dirigeants se sont succédés au pouvoir, ils ont intronisé le mensonge, le complexe de supériorité et une idéologie de puissance mythique à l’instar du mythe des Ibimanuka, afin d’étouffer dans l’œuf toute velléité de s’associer pour défendre la vérité ainsi que les droits et libertés fondamentaux (société civile).

 

  • Les puissances coloniales ont trouvé une brèche dans ce mode de gouvernance, pour assouvir leur faim, défendre leurs intérêts, en utilisant les responsables locaux comme des marchepieds.

 

  • S’accrocher au pouvoir par tous les moyens constitue un mauvais héritage de cette histoire. Ses conséquences rejaillissent, de façon récurrente, sous forme de soubresauts de violences. L’illustration flagrante de la soif démesurée du Président Paul Kagame de s’accrocher au pouvoir à vie, constitue une mauvaise graine qui augure une issue cataclysmique.

 

  • La peur, les discriminations, le clientélisme, la courtisanerie et l’abolition des interdits ont sapé les valeurs socioculturelles et, par ricochet, réduit le Rwanda dans une situation dramatique. Au fur et à mesure que les régimes se sont succédés, ces facteurs ont fourni aux dirigeants des supports socio-économiques et politiques pour s’arroger des pouvoirs sans limite, s’ériger en dictateurs sans foi ni loi – à des degrés divers, prendre en otage le pays, accaparer les ressources et les richesses du pays, oubliant au passage leur mission première de promouvoir le bien-être du peuple. Ces errements sont rendus possibles, notamment, par le fait que le pouvoir de ces dirigeants n’émane pas de la souveraineté populaire, exprimée à travers des élections régulières et transparentes. Cette culture (ou contre-culture) avachit les Rwandais, les rend serviles avec un comportement grégaire. Devenant ainsi esclaves de leurs ethnies jusqu’au point d’oublier que la vie d’autrui est sacrée, qu’elle est réputée inviolable aussi bien en temps de paix qu’en temps de guerre.

De par cette contre-culture, les Rwandais ont également oublié qu’aucune région, aucune ethnie ne peut prétendre à une quelconque suprématie naturelle par rapport aux droits politiques, civils, socio-économiques etc.…

Les conséquences de cette cécité politique des dirigeants auront été des pertes innombrables en vies humaines sous le régime monarchique d’avant 1959, au cours de la Révolution de 1959 et sous la 1ière et la 2ième Républiques. En 1994, du seul grief d’être nés Tutsi, ceux-ci ont été exterminés par des extrémistes hutu. De leur côté, mus par l’ethnisme, certains des extrémistes de l’armée du FPR Inkotanyi/DMI ont, sous le couvert de la guerre et jusqu’aujourd’hui, massacré des Hutu. A l’heure actuelle, ces extrémistes de la DMI continuent d’assassiner des Rwandais sans distinction ethnique. Ils sont aussi responsables de crimes de masse, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre.

Les deux formations politiques se sont accordées suffisamment de temps pour appréhender et partager l’histoire ainsi que le parcours de chaque partie, en ce qui concerne les changements stratégiques ainsi que les leçons à en tirer pour mutualiser nos efforts dans la perspective de l’intérêt général du pays, en mettant notamment en place des institutions nationales et des mécanismes assurant la sécurité de tout un chacun, d’une part, et en adoptant des politiques de développement communautaire dans divers secteurs de la vie quotidienne, d’autre part.

 

Au terme des échanges, les deux formations politiques ont arrêté, de commun accord, les orientations, les missions et les programmes d’actions à mener conjointement. Elles ont par ailleurs convenu d’adopter rapidement le modus operandi de leur collaboration.

 

Comme au début, les Responsables de ces formations politiques ont œuvré de concert pour la reconnaissance sans ambages du génocide des Tutsi, au cours de ces échanges il a été convenu de militer ensemble pour la reconnaissance officielle du génocide des Hutu par l’ONU et la Communauté Internationale. Et que, par voie de conséquence, ce génocide soit commémoré comme tel. Les deux formations politiques ont aussi convenu que la mémoire des victimes des autres crimes de masse, des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre soient aussi honorés. Les deux formations ont par ailleurs convenu d’œuvrer de concert pour que les extrémistes de tous bords, c’est-à-dire des responsables des anciens partis MRND/CDR ainsi que ceux du FPR/DMI rendent compte de leurs actes devant les Rwandais, qu’ils demandent pardon pour leurs forfaits ou, le cas échéant, qu’ils soient traduits en justice.

 

Les 25 et 26 mars 2017 à Bruxelles (Belgique), les deux formations politiques ont répondu présentes à la première Conférence Internationale sur le Génocide des Hutu du Rwanda. Cette Conférence était organisée par l’ONG ‘‘Commission Vérité Rwanda asbl’’.

Le 08 avril 2017, les deux formations politiques ont rehaussé, de leur présence, la commémoration des victimes du génocide des Tutsi en 1994 ainsi que celles du génocide des Hutu perpétré au Rwanda et en République Démocratique du Congo.

 

Depuis un certain temps, les deux formations politiques collaboraient déjà dans d’autres secteurs comme les relations extérieures, l’information et communication ainsi que des actions en faveur de l’assistance aux réfugiés.

 

Que ce soit à travers les échanges ou à travers des activités, il ressort que les deux partis ont une convergence de vues au niveau de la compréhension de notre histoire, des soubassements des tensions inter-ethniques (Hutu – Tutsi – Twa) et régionales (Kiga – Nduga), des missions, des valeurs et des stratégies de secourir et libérer les Rwandais et leur patrie.

 

Les deux formations politiques ont une lecture identique des faits historiques, une vision et une même soif de purifier le Pays de ses souillures ; restaurer les interdits ; fonder la gouvernance sur l’intérêt général de sa population au lieu de l’ériger sur les intérêts des seules élites et des leurs clients; mettre en place un système politique qui veille à l’expression ainsi qu’à l’épanouissement des capacités de tout un chacun, un système politique au sein duquel chaque citoyen se reconnaît et qui accorde à tous les Rwandais les mêmes chances sans discrimination aucune.

 

Pour ces raisons, les deux formations politiques conviennent de créer et de fusionner en une et  seule formation politique à compter de ce jour du 1ier juillet 2017.

 

 

  1. Notre devise :

 

Unité (Unity) – Liberté (Liberty) – Prospérité (Prosperity)

 

  1. Nos valeurs :

 

Rwanda Freedom Movement entend construire le Rwanda sur les valeurs suivantes :

 

Sacraliser l’inviolabilité de l’être humain ainsi que le caractère inaliénable de son humanité, redonner la dignité à chaque Rwandais sans discrimination aucune, le droit à chacun d’honorer et commémorer la mémoire des siens, la compassion, l’inviolabilité de la vie humaine, le respect des droits humains, la participation et le droit de prendre part aux affaires publiques et d’accéder aux fonctions publiques, avoir les mêmes chances pour tous les citoyens, la tolérance et le respect mutuels, la primauté de l’intérêt général du Rwanda ainsi que de la vérité au risque de sacrifier sa vie.

 

III. Mission :

 

Délivrer le peuple rwandais, restituer la splendeur au Rwanda après le cataclysme humanitaire qu’il a connue, en intronisant la vérité, en honorant la mémoire de toutes les victimes, en mettant tout en œuvre pour prévenir une éventuelle réédition du génocide et des violations graves du droit humanitaire, en promouvant l’unité, les droits humains, la liberté et la prospérité.

 

  1. Objectifs :

 

  1. Lutter pour l’unité des Rwandais et mettre définitivement un terme à toutes formes de discriminations. Nous nous engageons à poursuivre la construction de la grande famille des Rwandais de toutes ethnies (Hutu, Tutsi et Twa), toutes régions, toutes religions ainsi que de toute autre identité collective susceptible de semer des divisions au sein de la société rwandaise. Ceci dans le but de susciter au sein de la population l’éveil et/ou le renforcement du sentiment de solidarité, l’entraide et la conscience nationale.

 

  1. Lutter pour la liberté de chaque Rwandais dans son pays.

 

  1. Se battre pour un pays qui assure la sécurité de chacun, un Etat de droit et un régime démocratique ; un système politique de concorde au sein duquel tous les Rwandais se reconnaissent car il veille à leur bien-être ainsi qu’à leur protection.

 

  1. Mettre en avant la culture de dire la vérité en particulier la vérité sur la tragédie qui a endeuillé et continue encore à endeuiller notre Pays. C’est la vérité qui relèvera notre Pays, permettra aux Rwandais de sceller leur réconciliation et, ainsi, de s’atteler comme un seul homme à l’œuvre de développement. Mettre un terme à la culture d’impunité, sacraliser la justice, aider les Rwandais à honorer ensemble la mémoire du sang d’innocents versé dans le Pays, honorer la mémoire des leurs, en évitant les discriminations au niveau des rescapés du génocide, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. Aider tous les Rwandais à recouvrer la sérénité car presque tous ont été traumatisés à des degrés divers.

 

  1. Prioriser les intérêts du bas peuple, plutôt que de se contenter de se partager le patrimoine national, le pouvoir et les richesses du pays au sein de l’élite groupusculaire, comme si cette élite méritait naturellement plus que d’autres nationaux.

 

  1. Trouver une solution définitive aux causes des mouvements répétitifs d’exil et rapatrier tous les réfugiés.

 

  1. Promouvoir une coopération active et des échanges commerciaux directs avec les pays limitrophes.

 

  1. Promouvoir l’unité, la dignité et les intérêts de l’Afrique. Au niveau mondial, l’Afrique devrait avoir une parole suffisamment audible en matière de gouvernance, du développement durable et du changement climatique.

 

  1. Œuvrer pour la paix mondiale, la justice et la solidarité internationales.

 

  1. Répandre l’esprit de rayonnement (enlightenment) et de renaissance au Rwanda, dans la Région des Grands Lacs africains et en Afrique.

 

  1. Organes d’administration et de gestion

 

Le parti politique ‘‘Ishakwe- RFM’’ est dirigé par le Collège des pairs, assisté du Comité Exécutif. Il travaille de manière collégiale. Les décisions sont prises par consensus, dans un esprit fraternel. Le Collège des pairs désigne les organes du parti, définit leurs missions ainsi que leur fonctionnement.

 

  1. Conclusion

 

Chaque Rwandais aspire à la paix, à la liberté, à l’inviolabilité de ses droits et libertés fondamentaux ainsi qu’à l’autonomie. Conjuguons nos efforts pour atteindre ces objectifs.

 

Nous exhortons tous les Rwandais, où qu’ils soient, à fustiger le mal, à se battre pour la vérité, combattre les relents des comportements atypiques occasionnant des failles au sein de la grande famille des Rwandais. Au lieu d’être pointés du doigt comme des massacreurs qui ne savent rien d’autre que nous entretuer, nous nous devons de reconstruire le Pays et sa culture, réhabiliter notre dignité en Afrique et à travers le monde. Libérons-nous du joug du régime autocratique et oligarchique afin que nous puissions assumer et jouir pleinement de notre souveraineté.

 

Rwandaises, Rwandais, il nous incombe de rendre la splendeur à notre pays, le Rwanda. Nous devons compter sur nos propres efforts. Nous n’avons pas le droit d’attendre indéfiniment le concours extérieur.

Si nous nous levons comme un seul homme pour nous battre pour l’intérêt général de notre Pays, un pays qui inspire la sérénité à tout un chacun, un pays qui ne discrimine pas ses propres enfants, aussi bien ceux qui sont encore vivants que ceux qui sont morts, un pays géré comme nous l’aurons décidé, un pays qui promeut un développement de ses citoyens, à coup sûr nous connaîtrons une paix durable et, ainsi, nous les vivants et notre progéniture connaîtrons la prospérité.

 

 

Bonne Fête d’Indépendance

 

 

Fait à Bruxelles, le 1ier juillet 2017

 

Signé par les Membres du Collège des pairs du parti Ishakwe – RFM

Membres du Conseil d’Administration du parti Ishakwe – Rwanda Freedom Movement

Dr. Theogene Rudasingwa, Président

Mr Eugène Ndahayo – Vice-Président

Mr. Sixbert Musangamfura – Secrétaire Général

Mr. Jonathan Musonera – Secrétaire Général-adjoint

Dr. Nkiko Nsengimana – Chargé des Stratégies, Planification et des Affaires Constitutionnelles

Mr. Joseph Ngarambe – Chargé de la Radio, Information et Communication